Transat Jacques Vabre, du réel au virtuel

novembre 3, 2015 dans Dernières nouvelles

Comme tous les deux ans, la transat Jaques Vabre prend son envol depuis le Havre pour rejoindre cette année encore Itajaí, au Brésil. Le départ de cette course bien connue a été donné le dimanche 25 octobre pour le plus grand plaisir des Ecpiens présents à bord de Soprano.

L'équipage se prépare au départ de la transat Jacques Vabre (Photo : Daniel S)

Soprano et l'ECP ne sont pas seuls dans la zone d'attente (photo : Daniel S)

La transat Jacques Vabres regroupe 4 types de bateaux :

  • Les Ultimes, grands trimarans de course avec cette année l’arrivée  du maxi trimaran Macif
  • Les Imocas, bateaux bien connus du grand publique puisque participant au Vendée Globe ;
  • Les Class 40, bateaux de 40 pieds comme Soprano ;
  • Les Maxi 50, des trimarans de 50 pieds.

La ligne de départ au loin (photo: Daniel S)

Cette année a été très attendue par tous les amateurs de voile puisque 5 nouveaux Imocas ont été mis à l’eau en début d’année (Hugo Boss, St Michel-Vibrac, Safran, Edmond de Rothschild ainsi que Banque Populaire VIII), en plus du maxi trimaran Macif. Tous ces derniers nés sont équipés de foils, dérives courbes qui permettent de soulever le bateau et dans certains cas les faire voler. Cependant cette nouvelle technologie dégrade les performances des bateaux à certaines allures. La grande question de cette course est donc de savoir si oui ou non les bateaux à foils sont plus performants sur un parcours océanique et seront-ils les favoris pour gagner le prochain Vendée Globe (départ le 6 novembre 2016) ? Tout le monde se pose la question !

Le ballet des IMOCA devant notre étrave (photo : Daniel S)

Gros succès à bord : Saaam ! Tanguyyyy ! (Photo : Daniel S)

Par manque de vent, les hélicoptères tournent autour des voiliers. (photo : Daniel S)

Après un peu plus de 2 semaines de courses, le bilan est assez triste. Jamais autant de bateaux n’ont abandonné depuis la création de l’épreuve. Plus de 50% des Imocas ont abandonné, 2 ultimes sur les 4 ont subi des avaries dont un chavirage et quelques autres abandons dans les autres classes. Sur les 5 bateaux neufs, 4 ont subi des dommages structurels entrainant parfois une voie d’eau et Hugo Boss est passé très près du naufrage à la suite de dégâts structurels puis d’un chavirage. Deux équipages ont dû être hélitreuillés par les gardes côtes Espagnols. Il ne reste en course que Banque Populaire qui est longtemps resté en tête mais vient de se faire doubler dans Pot au noir. Ces dommages s’expliquent avant tout par des bateaux prototypes très jeunes, non fiabilisés (Hugo Boss a été mis à l’eau quelques semaines avant le départ…) et un enchaînement de dépressions virulentes au début du parcours. La course au poids est également surement en cause. Bien heureusement pour nous, Soprano est très fiable et éprouvé !

Le village bassin Paul Vatine (photo : Daniel S)

Le village bassin Paul Vatine (photo : Daniel S)

Cette année encore, un bord ECP a pu profiter du village ainsi que du départ de la course, dans la pétole cette fois. Après un superbe repas préparé à l’avance par Anne et une bonne nuit de sommeil, direction le bassin Paul Vatine où est amarrée la flotte. Tout l’équipage profite de l’effervescence des équipes la veille du départ pour observer les bateaux, voir les skippers et profiter du village. Ramassage de posters et autres goodies mêlé à un peu shopping. Après un bon repas sur le bateau, direction Honfleur. La route nous amène à croiser les deux dragueuses et à finir notre route au clair de lune avant de s’engouffrer dans l’écluse grande ouverte ! Lendemain matin, quelques manœuvres de port avant l’ouverture de l’écluse et direction les falaises d’Octeville pour assister à 13h30 au départ de la Transat Jacques Vabre ! Soprano est tout d’abord parqué assez loin de la ligne de départ avec de nombreux autres bateaux dans une zone réglementé, c’est chaud tout ce monde ! Puis une fois le départ donné nous pouvons avancer pour nous approcher des bateaux. Le temps étant plutôt au calme plat qu’à la dépression hivernal cela nous permet de rattraper les bateaux, les approcher au plus près et même les encourager. Pour certain, l’ECP prodigue même des conseils de navigation à des skippers professionnels reconnaissants. Oui, bon, juste un bout qui trainait dans l’eau… Après cette magnifique journée ensoleillée accompagnée d’un superbe équipage, retour à Paris en train avec des étoiles plein les yeux.

Mais cette aventure ne s’arrête pas là ! Grâce à Marc nous pouvons également tous ensembles participer virtuellement à cette régate sur le site Virtual Regatta. Tout le monde dans le même groupe on s’amuse ! La course est serrée et ça se bouscule :

La transat Jacques Vabre sur Virtual Regatta

Il n’y a plus qu’à attendre deux ans pour la prochaine édition ! Réservez vite votre weekend de navigation ! Il n’y aura pas de la place pour tout le monde.

Jérémy R.